mardi 17 mai 2011

Je m'y attendais, mais ça fait toujours bizarre.

Hello !

oui, je sais, ça fait un bail.

Pour Alicia tout se passe très bien. J'ai bien senti la différence de traitement entre l'hôpital d'avant et l'hôpital parisien auquel je l'ai emmené.
Déjà, les docteurs prennent en considération le stress et la douleur des tout petit ici.
Donc pas d'examens invasifs pour ma demoiselle, juste une prise de sang de contrôle pour vérifier les risques hépatiques , et une échographie de contrôle pour ses reins et ses poumons.
On est loin de la ponction prévue et de la cystographie bis !

J'ai pu même prendre mon rendez vous pour dans 6 mois, je suis tranquille, je n'aurais pas à me battre 2 mois avant pour qu'on veuille  bien s'occuper de mon bébé.
Bref, que du positif. Elle supporte bien son nouveau traitement qui est trouvable dans toute bonne pharmacie, et pas à commander spécialement a un labo.

Elle m'a fait tourner en bourrique pendant presque un mois, à ne vouloir manger que du liquide : biberons, jus de fruits, à la rigueur knack, cornichon et un peu de brie, mais plus rien d'autre, ni soupe, ni légumes, ni petits pots, même plus de compote, un peu les yaourt mais pas en entier.
Je ne me suis pas énervée, j'ai fait comme d'habitude, je lui ai proposé chaque midi et chaque soir ses légumes, sa soupe. Elle n'a pas mangé ? Je lui ai donné son dessert et son 4h comme si elle avait tout avalé avec appétit. Mais je n'ai pas compensé par un dessert de plus ou quoi que ce soit d'autre.
Je n'ai juste pas été aidée par ma mère et ma belle mère -12 jours de vacance fabuleux !- qui elles se sont pliées en 78 pour la faire manger. Biberons à gogo, gâteaux, douceurs...

Je crois que je suis encore montée d'un niveau en patience et diplomatie, mais ça me coute de plus en plus.
Pas envers ma belle mère qui a été réellement ADORABLE ! et qui a fait aussi mille efforts pour rendre notre séjour le plus agréable possible , m'a couverte de cadeau et a fait preuve d'un amour sans faille envers ma progéniture.
Mais mon éternelle épine: ma mère .
Le pire c'est qu'elle a été égale à elle même , elle a fait aussi des efforts, mais avec elle chaque effort de fait mérite d'être commenté et détaillé en permanence.Elle s'en plains, elle souffle et gromelle, se victimise en permanence, bref elle est pire qu'une gamine.
Plus le fait qu'elle critique tout le monde ou presque dans leur dos, que je suis la seule personne à qui elle parle en permanence  quoi que je fasse, que je lise, que j'écrive, que je mange, il faut qu'elle parle , de tout , de rien, mais surtout de sujets qui fâchent. Et gare à moi si je ne suis pas de son avis !

J'ai finis par craquer et m'engueler bien comme il faut avec elle sur un sujet trivial la veille de son départ.
Et aujourd'hui elle m'a relancé l'air de rien sur le même sujet de dispute, pour me tester je pense.
J'ai essayé de lui tenir encore tête, mais je l'ai senti partir dans son petit manège de victime encore une fois, alors j'ai abandonné et j'ai laissé pisser. Je n'ai pas courbé l'échine, j'ai juste adopté la technique du "je n'ai pas d'avis sur la question, demande à quelqu'un d'autre".
Oui, ok, j'ai fui. Mais je suis fatiguée, j'ai fais une crise d'angoisse, et j'en ai marre.

En 14 jours avec elle j'ai grossis de presque 4kg. Énervement ? Compensassion massive sur la bouffe ?
Toujours est il que c'est le gros retour de la déprime et de la démotivation.
Il faut juste le temps que je me désintoxe de sa présence toxique, et ça ira mieux. Je vois du monde, je me paye des poupées, je sors au soleil, bref ça va mieux, mais j'ai encore des phase glauque.

Pour en revenir à ma princesse: elle va super bien !
Que de progres toujours, et en même temps j'ai l'impression que rien ne change vraiment.
Elle chante, elle sait tartiner une mini crêpe, elle est coquine comme pas possible, commence à jouer au duplo et aux petits malins, nous raconte sa vie avec force babillage même si elle connait clairement pas mal de mots/expressions, elle refuse toujours de parler .
Et elle nous fait tourner en bourrique: faux pleurs, cinéma , simulations en tout genre. Je hausse la voix, je la dispute et elle se ramasse des bonnes tapes sur la cuisse quand ça ne suffit pas.
Je ne laisse rien passer, aucune tape sur la chienne n'est tolérée, encore moins sur moi ou son père.
Elle fini en punition dans sa chambre le temps que la crise passe, et au final ça lui fait du bien, elle en revient toute gentille et souriante !

Mais ciel, quel fatigue !
Avec les beaux jours me reviennent mes envies de balade parisiennes, mais le métro en poussette c'est juste impossible, alors je vais la mettre en porteur dorsal. comme ça je me musclerais en me baladant... si je ne meurt pas effondrée d'épuisement avant bien sur .

Au programme aussi un petit "régime", disons plus un retour à une bonne hygiène de vie et une ré-éxplorations de mes sensations véritables (de faim, de soif, de plaisir, de satiété) et surtout un stage de calme, pour évacuer mes tensions et mon énervement.
Punaise, si je pouvais me barrer 15 jours loin de tous, juste un lit, une kitchenette et mon matos de création...
Même pas avec la chienne qui me gonfle avec ses crises de jalousies et de domination en ce moment. Elle va finir avec mon pieds au cul, c'est tout ce qu'elle va gagner ! Elle veut savoir qui est le dominant ? Elle va vite deviner.

Et pour clore en beauté (si je puis dire) cet article fort peu amusant, quelques photos récentes de ma petite crapouillette toute belle !







2 commentaires:

Sisley a dit…

On est bien d'accord...c'est la plus belle ! ^^

Somatine a dit…

C'est fou, on a vraiment les mêmes bébés à la maison. Enzo recommence à chipoter sévère sur la nourriture, je lui propose toujours ses repas même s'il ne les mange pas ou peu, et puis une fois sur 3/4 il va tout manger (si c'est une assiette blédi qui lui plait, il semble avoir une réelle appréhension de la "vrai" nourriture) un petit bout de knack ou de jambon passe encore, par contre il mange complètement seul depuis quelques jours et je trouve que ça l'a pas mal apaisé.

Pareil pour la parole, il comprend tout, mais continue à babiller dans son langage bébé, avec quelques petites sautes de vocabulaires comme "lolo" "sssa" pour le chat qu'il pointe fièrement du doigt, ou "papa pati" quand son père est au travail. Il répète par contre un juron qu'on a trop souvent l'habitude de dire **oh p*tain** dans la bouche d'un petit ça fait drôle, mais on ignore totalement (on essaie) et on a arrêté totalement de le dire, préférant cette méthode douce pour éliminer ce vilain mot de son vocabulaire plutôt que de le stigmatiser et ainsi le transformer en outil pour nous rendre chèvre.

Enzo tappe beaucoup sur son camarade de nounou, elle est un peu dépassée car manque d'autorité et du coup elle me sort des reproches comme quoi Enzo a un problème psychologique, qu'il faut le faire suivre, alors qu'il s'agit d'un passage très commun chez les tout petits. Elle a trois enfants, on ne dirait pas... Du coup c'est l'angoisse chaques jours, en plus du stress du boulot j'accumule le stress de la nounou, savoir si ça s'est bien passé car elle m'a déjà menacé deux foix d'arrêter le contrat, comme elle est la seule que je connaisse à garder les enfants jusque 21h, je suis emprisonnée... Et pourtant avec moi mon loulou est sage ! Il lui arrive d'être agité, remuant ou filou, mais c'est un enfant, il vit !

Je me rend compte que je viens de te faire un beau déballage de vie, mais ça fait du bien de voir qu'on est pas seule et que nos bébés sont pas des monstres malgré les passes difficiles qu'on traverse avec eux.

Ta petite a une bouille malicieuse adorable, j'espère qu'elle ira de mieux en mieux, j'imagine que l'hôpital et les traitements pour un tout petit ça doit être très compliqué à gérer aussi bien pour la puce que pour sa maman *calin*

J'aime beaucoup lire ton blog, je vais surement en dévorer quelques pages de plus ^^