samedi 23 mai 2009

Avis de départ

C'est avec une immense tristesse que je vous annonce...

...le départ vers des jours meilleurs de mon ordinateur portable.
Aujourd'hui vers midi il a encore affiché ce foutu écran bleu de plantage windows, avant de s'éteindre et de refuser catégoriquement de se rallumer depuis. Son courageux petit ventilateur fait toujours un boucan d'enfer, mais son joli écran persiste a rester noir et amorphe.

Saluons son courage d'avoir tenu encore quelques jours depuis son dernier gros plantage, et de m'avoir ainsi offert l'opportunité de sauvergarder toutes mes données et mes favoris. Ainsi c'est l'esprit serein que je le vois partir, et non pas en larme et hurlante, comme la semaine dernière.

Une opération de la dernière chance sera tentée chez mon frère ainé, un fameux guérisseur d'ordinateur, et si ça ne donne rien soit ce sera direction le réparateur pour une estimation d'une possible resurection, ou bien poubelle après avoir prélevé les derniers organes viables.

Mon chéri d'amour a bien voulu partager son espace vital dans son gros bébé informatique a lui et m'a ouvert une jolie session rien qu'a moi dans son ordinateur (d'ou j'écris en ce moment), mais cette situation ne pourra pas durer eternellement.
C'est pas méga génial pour les finances en ce moment surtout avec ce qui ce prépare pour Octobre (ceux qui savent, merci de garder encore le secret quelques jours, merci), alors je sens que c'est une manière indirecte de la fatalité de me dire "Chérie (oui, on s'apprécie bien !), il est temps que tu bouges ton gros cul flasque et que tu mettes enfin en vente tes parasites résineux, du moins ceux qui moisissent dans leur boite pour le moment, et de te grouiller les miches avec tes réunions tupperware."

Je ne voulais pas vraiment en arriver là, mais je ne me vois pas ponctionner notre pauvre petite roue de secours financière du prix d'un ordi portable flambant neuf. Déjà qu'elle a grave morflé... et je me demande même s'il y aurait assez pour un nouveau bébénateur portable.

Bon, donc je vais sous peu sacrifier mon minifée Carl modifié sur l'autel de la vente forcée par la necessité, ma fameuse Princesse Petit Pois (la DERNIERE Marie de toute l'histoire, je crois bien qu'inconsciemment je voulais garder cette miss légume pour moi), et je verrais pour vendre quelques têtes ( Cézhâme ? la MNF Soo elf ?), voire accessoires etc...

Je n'aime pas avoir a faire ce genre de choix, ça m'éneeeerve !
Et je ne pourrais même pas me payer mon Ryan, c'est d'autant plus rageant.

Donc voilà, c'était pour vous tenir au courant des dernières nouvelles dans ma petite vie.


Voilà sa belle gueule a ce con, chuis dég' de devoir le vendre.



Il viendra certainement en fullset avec ces fringues là, mais avec des bottes noire (pas les marrons) et PAS avec cette wig.



Sur une note un peu plus joyeuse, j'ai été sur Paris Mardi, mercredi et Jeudi, et je fais d'énormes bisous a Leslie, Alicia et Fany, qui m'ont permis de passer un séjour particulièrement agréable, de découvrir des endroits sympa et des restau étonnants.
Chaton, c'est trop dommage que t'ai pas pu venir, on se serait vraiment éclatés avec toi en plus.

Et mon homme que j'aime m'a fais la surprise délicate et fort appréciée de me rejoindre jeudi après midi, j'ai donc pu passer une soirée -d'abord un peu chaotique et mal organisée- vraiment chaleureuse et amicale avec Fany-ma-'tite-puce et lui.

Et demain on part à Lille (pour une niaiserie de garçon a la base, mais bon...) avec un collègue a Chéri, j'espère passer une bonne journée.
Des nouvelles sous peu , j'ai encore a vous parler d'un truc important.

mercredi 6 mai 2009

Bonheur simple

Arrêtez vous un moment, immobiles.Fermez les yeux. Respirez a fond, et expirez lentement, en abaissant vos épaules au maximum. Vous voilà déjà un peu plus détendu. Maintenant venez partager quelques bonheurs simples,car la vie peut être parfois très belle



Avez vous effectué le petit exercice de relaxation d'intro ? Non ? il n'est pas trop tard si vous le souhaitez, on peut vous attendre encore un peu.

Bien , prenez place. dans un fauteuil moelleux, ou dans le grand canapé avec les autres.

Ne pensez plus a votre journée, ce n’est pas en vous faisant du mouron tout le temps que les choses vont s’arranger ou changer. Comme dit mon mari, ce n’est pas parce que je me liquéfie sur place d’angoisse que la maladie de ma mère va s’arranger, ou que le vase ne sera plus cassé.

On va plutôt penser a quelque chose de positif .

Je commence.

Je suis dans mon canapé chez moi. Il pleut dehors, et il ne fait pas très chaud. En soi le temps est déprimant, mais j’ai pu mettre mes chaussette rayées noires et blanches que j’adore, celles qui montent au genou. Je suis en tenue confortable, idéale pour trainer et ne rien faire a la maison.

L’homme que j’aime est dans son bureau, a à peine quelques mètres.

Je l’entends s’occuper, jouer a l’ordinateur . Il n’est pas a coté de moi ,on ne fait rien ensembles, mais sa présence me rassure.

J’ai fini par mettre une grosse veste polaire bien chaude , ample et confortable. Ma petite chienne me rejoint et pose sa tête contre moi pour réclamer des caresses.

Son petit crâne est rond et chaud. Ses yeux globuleux sont humides. Les tous petit poils sont doux comme du velours. J’enroule et fait glisser ses longues oreilles entre mes doigts. Elle ferme les yeux et se laisse faire.

Je la met contre moi, sous la veste polaire, bien au chaud comme quand elle était bébé.

Après un soupir de satisfaction je sens son petit corps se détendre et bien se caler.

Je glisse une main contre elle . Elle dort complètement en confiance.

Son ventre est presque nu, il est frais et mou , mais devient vite brûlant dans la chaleur du « terrier ». Je la caresse encore un peu puis je laisse ma main contre sa cage thoracique. Sa chaleur m’irradie sur tout le ventre. Sa respiration est régulière, je sens son cœur sous ma main. C’est doux. J’ai une petite vie contre moi. Elle m’aime, autant qu’une petite chienne le peut. Elle me fait confiance. Je me sens importante.

On ne fait rien d‘autre, l’après midi s’écoule lentement, cristallisé dans la chaleur animale d’un câlin paresseux.

Je regarde la pluie tomber et taper mes vitres. Je frisonne de plaisir d’être chez moi.

Mon mari me rejoins , entrouvre ma veste et cueille le petit fruit poilu encore tout mou de sommeil pour la greffer aussi vite sous la sienne, et repart dans son antre, profiter a son tour de la bouillotte domestique de notre foyer.

Je m’étire et me lève. Calé dans son fauteuil de bureau, une main sur la petite contre lui, mon amour commence a son tour son après midi douceur. Ca me rends heureuse.

Je n’échangerai cette vie contre rien au monde.

Je vais faire des crêpes.