vendredi 26 juin 2009
Ma mère
Elle était arrivée le 09 pour me donner un coup de main, elle devait rester un peu moins longtemps, mais bon, je ne regrette pas.
Au moins elle m'aura bien aidé pour refaire la chambre propre, même si on y a passé un temps infini, ou presque. Elle m'a un peu déçue pour certaines choses, énervée pour d'autres, mais dans l'ensemble ça c'est bien passé, mieux que certaines dernières fois.
A moins que ce ne soit moi qui arrive a mieux la gérer ?
Parce que je sais qu'elle ne le fais pas forcement exprès mais sa manie de toujours nous infantiliser moi et mon mari est horripilante à la longue.
Elle nous parle comme a des gosses, nous explique tout comme a des débiles, même si on lui dit qu'on connait déjà ce qu'elle nous raconte. Et toujours de parler en disant « nous », comme si elle faisait partie intégrante de mon couple,de ma nouvelle famille ça me met mal à l'aise a force.
Les critiques/remarques sur quoi que je fasse, ma façon de conduire, de cuisiner, de tenir ma maison et de me comporter avec mon cher et tendre...pas forcement méchantes les remarques, mais toujours quelque chose à dire, toujours en train de faire remarquer que elle ne ferait pas ainsi, ou ne m'a pas appris a faire comme ça, ou « a mon avis, tu devrais plutôt... », regarde voir si tes pommes ne brulent pas, tu as mis assez de beurre ? (non, j'adore cramer ma cuisine, et je prends un malin plaisir a ne jamais mettre assez de beurre la première fois pour avoir le plaisir de me relever pour en rajouter et courir partout parce que ça crame et que ça va pas être bon ! C'est si drôle !)
Donc je souffle un peu de retrouver ma liberté, mon chez moi avec ma façon de faire, de vivre.
Ça me conforte dans ma décision que quoi qu'il arrive, retourner vivre avec elle est une très mauvaise idée. Même en cas de nécessité absolue, toujours choisir une autre option.
Et tant qu'elle vivra encore avec mon cadet, ne JAMAIS retourner en vacance là bas. Rien que de les entendre se parler au téléphone, leurs voix, la tension et l'animosité entre eux...ça m'a rendu malade. Alors le revivre encore une fois en vrai, parce que ça lui fais tellement plaisir que je vienne la voir chez elle, hors de question ! De toute façon, mes autres frère et sœur ne se donnent pas autant de peine, je n'ai aucune obligation non plus. Je suis la seule de la famille à la recevoir si longtemps chez moi, c'est déjà pas mal.
Par contre... c'est vrai que c'était sympa d'avoir quelqu'un avec qui discuter, pouvoir marcher tranquillement pendant la balade des chiennes, regarder une émission ou un film débile, demander un avis...
Quand Chéri travaille, je suis toujours toute seule, et mes voisines bien que fort sympathiques et gentilles, ben elles ont leurs vies aussi, pas que ça a foutre de prendre le thé avec moi, et on a pas forcément les mêmes centres d'intérêts ou de conversation.
Parler tout un après midi des gosses des autres, comme ils sont merveilleux et que machin a fait sa première dent, c'est mignon, mais a chaque fois ne parler que de ça, c'est chiant.
Personne ne lis ? Personne ne sort ? Personne ne regarde rien d'autre à la télé que la nouvelle star et secret story ?
Je parle a qui de mes interrogations métaphysiques sur la création de Dieu par l'Homme ? La force de la foi et de l'auto suggestion ?
Parce que je suis enceinte je ne devrais que m'extasier sur mon ventre grossissant et perdre mes derniers neurones a m'interroger sur la couleur des rideaux de la chambre ( qui entre nous sont dejà choisi , ils sont verts, et rien a foutre que ça ne fasse ni fille ni garçon)?
Pourquoi aucune de mes voisines gestante ne s'extasie plutôt sur la fabuleuse aventure biologique qui conduit une simple cellule a se développer et donner un être vivant indépendant de l'organisme porteur , a développer son réseau nerveux, immunitaire etc... a réaliser la complexité et la perfection des mécanisme mis en œuvres ?
Et a se dire qu'avec tout ça on se sent toute petite, mais que d'un autre point de vue on est un être parfait, et que donc on en a VRAIMENT rien a foutre que Leila n'ai pas gagné, et que Soan on dirait un délinquant ?
J'me sens seule.
C'est pour ça que même si ma mère a bien des défaut,- comme nous tous remarque- ben j'aime quand elle vient me rendre visite, parce qu'elle a gardé cette faculté a s'émerveiller de la vie, de sa complexité et de sa perfection..
Ça tombe bien, moi aussi .
dimanche 21 juin 2009
J'ai un ami...
J'ai un ami qui compte beaucoup pour moi.
Un ami c'est très rare et précieux, et lui il m'est tombé dessus un jour sans prévenir,comme un coup de foudre mais amical . Un joli cadeau de la vie, un clin d'œil du destin.
Depuis je le dis avec fierté et le sourire: c'est mon ami !
Mon ami est un peu spécial, et je crois bien qu'il le vis mal. Il oublie parfois que c'est parce qu'il est diffèrent que je l'aime autant.
Il se pose beaucoup de questions et n'arrive pas a se trouver, il tourne et retourne des idées dans sa tête , il se fait du mal et du soucis souvent.
Il passe par des crises d'identité, ou il se cherche a toute allure, il consomme a cent a l'heure tout ce qui peu un peu calmer sa souffrance, le vomi tout aussi rapidement et il en ressort encore plus déboussolé et vide, comme un boulimique de la vie.
Je crois bien qu'il a peur de ne pas être aimé, comme nous tous.
J'ai toujours envie dans ces phases là de l'arrêter dans sa course folle de le prendre dans mes bras , le serrer très fort contre moi, jusqu'à le faire crever d'amour et de tendresse, l'isoler de ce monde qui lui fait mal, lui transmettre un peu de moi pour qu'il se calme, mais je sais que ce n'est pas la solution.
Du moins ce n'est pas la sienne. Ça l'aiderai un peu, un moment, mais sa douleur reviendrai aussi vive un peu plus tard.
Je crois bien qu'il a besoin de saigner et de sortir de lui toute la pourriture que ses souffrances ont installées ces dernières années. Tous les jugements des autres , de sa famille, de la société, tout ce qu'il croyait devoir être pour plaire et être aimé,tout ce qu'on lui a ordonné d'être et qu'il n'a pas pu, tout ces gens qui l'ont blessé, se sont nourris de lui et l'on jeté, tout ces rêves brisés, ses attentes déçues, ces mots durs , ces non dits... toutes ces choses qui laissent des plaies a vif, qui ne se referment pas, au contraires, et deviennent des plaies purulentes qui vous affaiblissent et vous remplissent petit a petit de leur gangrène pernicieuse .
Comme on dit, il faut crever l'abcès. Voir LES abcès.
Mais jeter a la gueule des gens toute la charogne dont ils vous ont rempli, ce n'est pas facile , voir pas possible.
Alors il court mon ami, mon chaton.
Il court pour ne pas se laisser submerger, pour sortir sa tête hors de l'eau et voir un peu le soleil.
Il court pour échapper a cette part de lui étrange, si différente. Ce crapaud qui le poursuit et l'attire au fond encore plus.
Il court .
Et il a peur.
Il a peur de perdre le peu qu'il aime.
Il a peur de se retourner et de voir qu'il est seul.
Là , il c'est un peu arrêté, et il a trouvé un moyen de sortir tout ça. Il écrit.
Il écrit des choses qui lui parlent et l'aident a sortir tout ce mal de lui, il écrit des textes noirs, il écrit des choses étranges, il écrit comme il se sent en dedans. Il se met un peu dans ses textes, il dit des choses vraies, et des mensonges aussi, il parle de malaises, de colère , de tout ce qui tourne dans sa tête si vite, depuis si longtemps.
Il accepte enfin l'idée que le crapaud ne le poursuit pas, car le crapaud est un bout de lui.
Et il a toujours peur. Mais pas pour la même raison.
De quoi a tu peur Chaton ?
Tu as peur qu'en voyant sortir tout ce noir, on ne fuie ?
Que de montrer le vrai toi avec toutes ses blessures et ses faiblesses ne te fasse perdre tes vrai amis ?
Pour ça n'ai pas peur.
Perso, quand j'ai signé le bon d'achat pour notre amitié, j'ai pris le pack complet ! Le tout inclus, le « full choice » ! Pas que le « gentil garçon sympa », j'ai acheté aussi les coup de blues, les remises en question, et surtout le « moi profond ».
De toute façon, on le savait tout les deux.
Je devais forcement le sentir, tout au fond de toi, ce petit endroit sombre.
Ça ne m'a jamais fait peur. Je l'attendais.
Tu connais le contrat, c'est du tout ou rien.Pour toi comme pour moi. Comme en amour.
Faut plus avoir peur, je te prends comme tu es, car c'est comme ça que tu est vraiment toi.
Tes souffrances, ta part d'ombre, ça fait partie de toi, et c'est comme ça que je t'aime et que je t'apprécie.
Que tu es enfin Toi.
Et tu sais qui tu es ?
Tu es mon ami.
C'est le plus important, non ?