Je ne sais pas si c'est le temps pourri qui me fait cet effet, ou d'avoir mal au bide de façon assez permanente, mais je me pose plein de questions.
Par exemple , le mois dernier c'était le 9ème anniversaire de la mort de mon père.
C'est dingue de ce dire que ça fait déjà si longtemps qu'il n'est plus là.
Ce qui m'étonne le plus, c'est que quand il est mort, ça faisait de nombreuses années que l'on ne c'étais pas vus. Mes parents étaient divorcé depuis mes 6 ans, mon père ne s'est pas beaucoup attardé en france, et l'année de sa mort ça faisait bien 6 ans qu'on ne s'était revus.
Lui comme nous (moi et mes frères et sœur) n'écrivions pas beaucoup, voire jamais en fait.
On avait quelques nouvelles de ci de là, on savait qu'il avait eu d'autres enfants et quelques menues chose, mais mon père était plus un étranger qu'autre chose.
Et pourtant , le jour où ma mère est venue me chercher au lycée pour m'annoncer sa mort, ça a été vraiment terrible.
Alors quoi ? Pourquoi le simple fait d'avoir contribué à me donner la vie le rendait si important ? Pourquoi malgrès son absence, ce père que je ne connais pas m'a causé tant de peine ?
Et qu'elle difference y a t'il entre un père absent et un père mort ?
Parce que l'on m'aurait annoncé, au lieu de son décès, qu'il avait disparu quelque part en Amérique et qu'il ne souhaitait pas reprendre un jour contact avec nous, son absence aurait été la même, mais ma peine moins vive.
Pourquoi la mort accentue-t- elle tant les chose ? est ce parce qu'elle est absolue et irrémédiable ?
Ce qui me cause le plus de chagrin , outre le fait qu'il est mort et que c'est pas vraiment joyeux en soit, c'est que quoi qu'il arrive, quoi que je fasse, je ne pourrais plus jamais lui dire certaines choses, ni lui en demander d'autres.
Jamais je ne l'entendrai me dire qu'il est fier de moi, et ce salaud n'était pas là à mon mariage, comme il me l'avais promis.
je crois qu'en définitive, je suis plus triste pour moi, pour toutes ces choses qu'il m'a enlevées en mourrant, que vraiment pour lui, parce que là il n'en a vraiment plus grand chose à faire.
Et ce n'est pas mon peu de croyance qui va me consoler.
C'est peut être aussi pour ça que depuis ce jour il me tiens à coeur de dire aux gens que j'aime, ben que je les aime justement.
Tout ce que je regretterai de ne pas leur avoir dit si je devais les perdre, je leur dit maintenant. Pour avoir le moins de regrets possibles quand un jour eux où moi nous partiront.
Ce n'est pas les grosses déclarations niaises dégoulinantes de sentiments digne des pires séries télé, mais quand je trouve que mon mari est beau, je lui dis.
Et quand j'aime beaucoup une /un ami(e), ben je lui dis aussi.
Dire les choses sincèrement ça m'aide beaucoup. Et depuis bientôt 6 ans que je connais mon Homme, on a peut être une seule vrai engueulade à notre compte, et encore, on est pas encore sur que c'en était une, puisqu'on râlait chacun de notre coté plus que vraiment l'un sur l'autre.
voilà, c'était un petit coup de blues, parce que l'être humain est vraiment bizare des fois.
Pis parce que c'est un peu le sujet de cet article, je vous met une photo de mon père.
Il est mort le 14 Septembre 1999. Il s'est suicidé.
mercredi 8 octobre 2008
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3 commentaires:
Hé ben... mes condoléances.
Je constate qu'on a une chose en commun : notre père est décédé et on aura jamais la réponse à certaines questions... Sauf que c'est un cancer qui a eu la peau du mien. Sur quelques points je pense sincèrement que c'est également un salaud (à la différence : il m'a élevé, pas mon demi-grand-frère et ma demi-grande-sœur).
Je comprends ta peine, j'ai vaguement les mêmes symptômes tous les ans en février-mars (alors que ça fera 12ans qu'il est parti)
Je suis désolée pour toi miss.
Quoi qu'on dise, le chagrin ne partira jamais vraiment malheureusement et je comprends ta douleur à cause de ttes ces choses que tu aurais aimé lui dire et l'entendre dire.
Ce n'est pas comparable de perdre ses parents, mais je me pose souvent les mêmes questions avec mes grand-parents que j'adorais et qui me manquent horriblement.
Je me permets de faire 2 ou 3 petits commentaires:
c'est fou comme tu ressembles à tes 2 parents ! Et même si je ne connais pas du tout ton père, je pense qu'il aurait été fier aujourd'hui de voir comme sa fille et son mari sont mignons tous les 2 !
Gros bisoux à toi, et soigne ton bidon
Continue de dire aux gens que tu aimes que tu les aimes. Ça n'a jamais été, et ça ne sera jamais niais, ou inutile. Donner, il faut donner, sans hésiter, et ne jamais s'en vouloir pour des choses qui ne dépendent pas de nous...
Le père de ma meilleure amie est mort aussi... Ils ne pouvaient pas se supporter mais depuis qu'il est mort, elle est triste... Mais comme tu l'as dit, plus pour ce qu'il lui a volé que pour ce qu'il lui a donné.
*colleux*
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