mercredi 6 mai 2009

Bonheur simple

Arrêtez vous un moment, immobiles.Fermez les yeux. Respirez a fond, et expirez lentement, en abaissant vos épaules au maximum. Vous voilà déjà un peu plus détendu. Maintenant venez partager quelques bonheurs simples,car la vie peut être parfois très belle



Avez vous effectué le petit exercice de relaxation d'intro ? Non ? il n'est pas trop tard si vous le souhaitez, on peut vous attendre encore un peu.

Bien , prenez place. dans un fauteuil moelleux, ou dans le grand canapé avec les autres.

Ne pensez plus a votre journée, ce n’est pas en vous faisant du mouron tout le temps que les choses vont s’arranger ou changer. Comme dit mon mari, ce n’est pas parce que je me liquéfie sur place d’angoisse que la maladie de ma mère va s’arranger, ou que le vase ne sera plus cassé.

On va plutôt penser a quelque chose de positif .

Je commence.

Je suis dans mon canapé chez moi. Il pleut dehors, et il ne fait pas très chaud. En soi le temps est déprimant, mais j’ai pu mettre mes chaussette rayées noires et blanches que j’adore, celles qui montent au genou. Je suis en tenue confortable, idéale pour trainer et ne rien faire a la maison.

L’homme que j’aime est dans son bureau, a à peine quelques mètres.

Je l’entends s’occuper, jouer a l’ordinateur . Il n’est pas a coté de moi ,on ne fait rien ensembles, mais sa présence me rassure.

J’ai fini par mettre une grosse veste polaire bien chaude , ample et confortable. Ma petite chienne me rejoint et pose sa tête contre moi pour réclamer des caresses.

Son petit crâne est rond et chaud. Ses yeux globuleux sont humides. Les tous petit poils sont doux comme du velours. J’enroule et fait glisser ses longues oreilles entre mes doigts. Elle ferme les yeux et se laisse faire.

Je la met contre moi, sous la veste polaire, bien au chaud comme quand elle était bébé.

Après un soupir de satisfaction je sens son petit corps se détendre et bien se caler.

Je glisse une main contre elle . Elle dort complètement en confiance.

Son ventre est presque nu, il est frais et mou , mais devient vite brûlant dans la chaleur du « terrier ». Je la caresse encore un peu puis je laisse ma main contre sa cage thoracique. Sa chaleur m’irradie sur tout le ventre. Sa respiration est régulière, je sens son cœur sous ma main. C’est doux. J’ai une petite vie contre moi. Elle m’aime, autant qu’une petite chienne le peut. Elle me fait confiance. Je me sens importante.

On ne fait rien d‘autre, l’après midi s’écoule lentement, cristallisé dans la chaleur animale d’un câlin paresseux.

Je regarde la pluie tomber et taper mes vitres. Je frisonne de plaisir d’être chez moi.

Mon mari me rejoins , entrouvre ma veste et cueille le petit fruit poilu encore tout mou de sommeil pour la greffer aussi vite sous la sienne, et repart dans son antre, profiter a son tour de la bouillotte domestique de notre foyer.

Je m’étire et me lève. Calé dans son fauteuil de bureau, une main sur la petite contre lui, mon amour commence a son tour son après midi douceur. Ca me rends heureuse.

Je n’échangerai cette vie contre rien au monde.

Je vais faire des crêpes.

Aucun commentaire: