jeudi 19 juin 2008

Boulimie Sucrée

Ce soir , contre toute attente, malgrès le fait d'être en vacance et de bientôt me marier avec l'homme que j'aime depuis 5 ans, je suis en colère.Enfin , ce n'est pas vraiment de la colère , plutôt une énervement sourd , un ras le bol , ce genre de sentiment que l'on ressent lorsque pleins de petites choses n'ont cessées de vous courrir sur le système toute la journée , et qu'une de plus fait déborder le vase.

Alors oui je suis en rogne , mais pas contre quelque chose en particulier , mais contre pleins de diffuses , de pas très nettes , de petits trucs sans grande importance qui finissent par en avoir. Et ça me fout encore plus en rogne d'être en colère pour ça.

Et comme toute femme stressée qui se respecte , quand ça va mal , je fais une petite crise de "j'ai envie de sucre".
Et ça me met encore plus mal , car j'essaie de perdre du poid pour le jour J , d'arreter de faire de la rétention d'eau , de perdre mes jambonneaux flasque et blancs , de gommer ces bourrelets arrogants , de passer enfin sous la barre psycholigique des 60 kg , et me bourrer de saloperies sucrées ne va pas m'y aider.

Alors je me fais un thé , je me bourre d'eau chaude vaguement sucrée pour faire passer la crise, mais un rien me fais disjoncter:
chéri a fait les courses pour le petit déj' de demain , et il a réussi a ne prendre QUE des choses que je n'aime pas: des cookies , des petits écoliers , et des pains au lait sans chocolat au lait pour manger avec .
Ce n'est rien, respire, ce n'est vraiment pas grave... mais ça me fait encore déborder , et aprés une vague et vaine résistance , je craque.
J'empoigne la boite de cookies entamée par Chéri , j'en prends un. Sur le coup l'odeur me retourne un peu le coeur , la trace déjà bien grasse sur ma main un peu plus encore, mais c'est définitif, j'ai BESOIN de manger du sucre , du réconfort en tablette , et j'en ai besoin maintenant. Le cookies passe de vie a trépas , et c'est officiel , il m'a fait bien peu de bien par rapport a ce que je me sens coupable maintenant. Du coup , un deuxième suivra.
J'arrive a suffisamment éloigner la boite pour épargner les suivants, mais je me sens mal , moche , grasse, pas belle.
Tout mon surpoids repose maintenant lourdement sur ma conscience. Je n'ai pas de volonté , et si je suis faible , c'est que ne suis pas quelqu'un de bien.

C'est terrible non , de passer d'un cookies à "je suis une merde" , et pourtant je suppose que beaucoup d'entre vous, consoeurs et confrères vigilants sur leur poid l'on ressentit .Alors vous devez me comprendre aussi.

Alors je vais vous dire un truc qu j'ai appris récemment et qui m'a fait un bien fou: maigrir ce n'est pas une question de volonté , mais de bien être. Tant que je ne me sentirai pas bien , je ne maigrirais pas .

Alors après ma crise , j'en parle avec mon homme , on en discute , je râle sur ce qui m'a énervé , je gueule sur les chiennes , sur ce con de chat , je raconte mes petites déceptions , j'écris sur mon forum favoris et sur mon blog , et ça va mieux.
L'envie de sucre à finalement été jugulée, l'ennemi est repoussé, Hourra !

Les cookies dormiront tranquilles , ce n'est pas ce soir qu'ils périront de ma main.

1 commentaire:

The Barber a dit…

bienvenue au club des engloutisseurs de plaquette de chocolat. Sauf que hum hum je culpabilise pas...
anyway. Je t' ai taggué du fameux tag littéraire (cf dernier billet en date sur mon blog). Evidemment je t'oblige à rien, hein. Bon maintenant c'est désespéré pour trouver du tissus rose à temps, mais je m' en fiche, je te ferai quand même un cadeau de mariage (pas rose.):3
(nb: on est obligé de mettre une adresse email, j' ai mis une fake, c'est pas grave dites ?)